21/06/2008

Ca n'arrive pas qu'aux autres

A la lecture de l'article ci-dessous, je voudrais pousser les êtres humains à la réflexion.

Lola, 21 ans, a été agressée par deux hommes. Des navetteurs ont vu mais n'ont pas réagi

SAINT-GILLES C'est un père indigné, écoeuré, scandalisé qui nous parle. "Ma fille a été violée gare du Midi. À Bruxelles. Capitale de l'Europe. En toute impunité."

C'était le 12 juin. "Ma fille revenait de Waterloo. Il était 21 h. À sa sortie de train, elle s'est dirigée vers le Bancontact." Un endroit de passage. C'est pourtant là que le drame s'est déroulé.

"En plein milieu d'une gare. Mais comment est-ce possible ?", poursuit le papa de Lola, 21 ans. "Deux hommes lui ont reproché de ne pas porter le voile. Ma fille est jolie. Elle est blonde aux yeux bleus."

Tout s'est ensuite passé très vite. "Un des agresseurs a sorti un couteau. Ma fille a été plaquée contre le mur du Bancontact. Le couteau sous la gorge, un des gars l'a violée. L'autre a regardé."

Il était 21 h. Il fait encore clair dehors et la gare est loin d'être vide. "Des gens sont passés. Ma fille est certaine d'avoir vu au moins trois personnes. Aucune ne s'est arrêtée pour la sauver."

Le viol terminé, les agresseurs sont partis, tranquilles. "C'étaient deux Nord-Africains. Ils n'avaient même pas de cagoules. Et ne me dites pas que je suis raciste parce que je vous donne leur origine ! Ma fille a été violée car elle ne portait pas de voile. Ça, c'est la réalité !"

Lola s'est rendue chez son amie. "Dois-je vous dire dans quel état elle était ?" Quelques minutes plus tard, la jeune femme était hospitalisée.

Bien évidemment, une plainte a été déposée. "Les policiers ont été très professionnels. Les vêtements ont été saisis. L'ADN a été prélevé."

Mais, hélas, les coupables courent toujours... "Suite à la mort de Joe Van Holsbeeck, on avait crié haut et fort qu'il allait y avoir plus de sécurité dans les gares. Vous avez la preuve avec ma fille que rien n'a changé. Il n'y a pas de caméra aux quatre coins de la gare du Midi qui est quand même une des gares les plus fréquentées."

Marc est amer. "Je n'en peux plus de cette Belgique où tout est permis. On laisse comme ça des zones de non-droit à des jeunes à la dérive. Ces violeurs ne voulaient qu'une seule chose : abuser de ma fille, la posséder et la dénigrer car elle n'était pas comme ils entendent que les jeunes filles soient... C'est une honte."

 



Emmanuelle Praet

© La Dernière Heure 2008

 

J'avais 19 ans, je me trouvais dans un wagon de métro que j'avais pris à la station Alma, il était environ 17h, le wagon était rempli de monde. Je m'étais assise côté fenêtre et les personnes qui occupaient les trois places atour de moi sont descendues. 4 jeunes sont rentrés, se sont assis près de moi et ont commencé à m'ennuier, me toucher, me cracher dessus. Ils avaient utilisé leurs jambes pour m'empêcher de sortir.

J'étais paniquée, j'avais peur ... un homme d'une bonne trentaine d'année me regardais ... je l'ai supplié du regard ... il a tourné la tête ... personne n'est intervenu.

Panniquée, je me suis relevée d'un coup alors que le métro était  arrêté à une station, j'ai foncé sur les jambes et menacé de frapper ... ils ont ri ... chance pour moi j'en ai profité pour filer quand les portes "sonnaient" et se refermaient.

J'ai eu plus de chance que cette pauvre fille.

Après cet incident, je suis rentrée à la maison chez mes parents, j'ai arrêté mes études d'infirmière car je ne pouvais plus monter dans un métro. Mon papa m'a acheté une petite voiture et j'ai repris ma vie.

A l'heure actuelle, il m'est impossible de rester insensible à une agression, c'est plus fort que moi ... je fonce, j'appelle la police, je crie le plus fort possible pour faire du bruit et déranger les agresseurs.

Il n'y a pas si longtemps que ça, où  j'habitais seule avant, deux garçons agressaient une fille, des habitants du quartier étaient sur le pas de la porte et regardaient, sans bouger.  La pauvre malheureuse criait et suppliait les gens de l'aider ... personne n'a bougé.

Dans ces moments là le souvenir me fait me sentir aussi paniquée que l'agressée, je suis sortie, j'ai hurlé, appelé la police et pour finir mes hurlements ont dérangé les agresseurs, j'ai aussi engueuler les voisins ... il y avait au moins 5 ou 6 hommes et personnes ne bougeaient ... UNE HONTE !

Les policiers après m'on assuré que la jeune fille n'avait pas été violée et m'ont aussi dit de ne jamais recommencer ce que j'avais fait. Je devais me contenter de les appeler car seule face aux agresseurs, étant une femme, je n'avais que peu de chance. Croyez moi, je ne me suis pas privée de mentionner les voisins qui ne bougeaient pas mais se délectaient du spectacle.

LES GENS SONT DEVENUS INSENSIBLES, INDIFFERENTS, IGNOBLES et j'en passe.

Songez, que ça pourrait arriver à votre mère, votre fille (adulte ou enfant !) à tout être que vous chérisez.

Il ne faut pas se ruer sur les agresseurs, mais souvent le simple d'hurler et de faire du bruit, le fait qu'ils voient que vous téléphoner à la police les dérangent fortement. 

SOYEZ HUMAIN BON SANG !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 

Petit conseil, si vous êtes agressé ... ne criez jamais "au secours", criez "au feu", les gens viennent voir alors  ... sinon ils se comportent comme de lâches et sont le reflets des agresseurs.

10:19 Écrit par Francoise Verkest dans Divers | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

J'ai aussi lu cet article et j'ai été écœurée de l'attitude des gens.

Mais ces genres sont lâches/égoïstes et ça ne m'étonne pas.

C'est plus facile de tourner sa tête ou de ne rien voir que de faire quelque chose.

Écrit par : Cindy | 21/06/2008

Rien à ajouter :o-

Écrit par : Sebulba | 23/06/2008

c'est tout simplement honteux !!!!
après on s'étonne que les gens deviennent racistes, cherchez pourquoi !

Écrit par : scarpetta | 24/06/2008

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