29/01/2007

Toi, moi et nos deux toits

Il y a plusieurs années, les sociologues découvraient une nouvelle catégorie de couples : les couples qui ne sont pas tout le temps en couple. C'est-à-dire ceux qui vivent sous deux toits différents et ceux qui vivent sous le même toit et qui continuent à vivre leur vie (sortir chacun de leur côté, partir seul en vacances, ...).

A l'heure actuelle, le nombre de couples "intermittents" ou VCCS (vivant chacun chez soi) augmente.

Une étude a montré que les couples qui se voient le plus ne sont pas forcément ceux qui partagent le plus de choses. Il est étonnant de constater que les couples vivants ensemble se donnaient des occasions de rencontres quand ils n'habitaient pas ensemble (un cinéma, un restaurant, pratique d'un sport, ...) et qu'ils ont peu d'activités communes une fois qu'ils s'intallent sous le même toit.

Plus on se voit, moins on se voit ou plus précisément plus on passe du temps ensemble, moins on a d'activités communes. En bref, les couples "intermittents ou VCCS" seraient plus intimes que les couples permanents.

De là à certifier que le couple VCCS est l'avenir de la vie à deux ...

La forme la plus prisée est la non-cohabitation : on se voit quand on est disponible à l'autre.

Certains couples vivants ensemble se réservent quant à eux des soirées seul avec leur conjoint.

Chez les trentenaires, la non-cohabitation est souvent transitoire car l'arrivée des enfants mettra un terme à celle-ci.

Chez les personnes séparées avec enfants, la recomposition d'un foyer comporte des risques. Une nouvelle rupture sera une double rupture : avec le conjoint et avec les enfants. Ce qui pousse à ne pas faire de foyer commun avec un/une nouveau/nouvelle compagnon/compagne. Dans ce dernier cas, on parle alors de non-cohabitation constante. On s'occupe de sa famille d'un côté et de son couple de l'autre.

Cependant, une cohabitation non-constante ne doit pas faire oublier que le mot "couple" signifie "partager quelque chose" : ce que les spécialistes nomment "l'intimité du couple" et qui ne se réduit pas qu'au sexe.

Même si de plus en plus de couple vivent leur intimité par phase ... cette intimité, il faut bien la vivre. On a beau alléger nos modes de relation ... on ne pourra nier cette évidence ... "le couple fonctionne comme la bourse ... si on investit, on risque des pertes, mais si on n'investit pas on ne risque pas de gagner".

Une chose est certaine, "miser sur le schéma du couple traditionnel n'est plus forcément le meilleur placement".

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01:02 Écrit par Francoise Verkest dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Aimer n'est pas necessairement cohabiter... Tout à fait vrai. Le fait de ne pas se voir, apporte un "manque" de l'autre. Qu'il est bon de se retrouver le week-end, sachant que l'on reverra l'autre et que l'on passera de bons moments ensembles (hors sexe).

- A trop se voir, on a plus rien à se raconter -

Prenez des personnes hors cadre amoureux, qui se voient tous les jours, sans cesse. Arrivera un moment où ils s'engueuleront, n'ayant plus rien à se dire. Dans ces cas là, par manque de conversation, on invente, on discute SUR les autres, on jaccasse, jusqu'au moment où ...

Écrit par : Sebulba | 29/01/2007

Disons que quand on s'entend très bien avec son amoureux, le risque est, en effet, de progressivement abandonner ses activités solo dont l'autre n'est pas fan. On choisit plus facilement les activités qui plaisent au deux. On a envie de partager avec l'autre les bonnes expériences. Il faut rester vigilant.

Mais c'est bien agréable de rentrer le soir et savoir qu'il est là, après une journée difficile. c'est bien agréable les petites soirées cocooning en hivers... et même en été, les apéro sur la terrasse....

Écrit par : Jamie | 29/01/2007

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